De très nombreux adultes pris en charge par notre Collectif sont testés positifs à la dirofilariose. Maladie courante en Guadeloupe, elle n'en reste pas moins très grave chez le chien.

Qu'est-ce que la dirofilariose ?

La dirofilariose cardio-pulmonaire, appelée « maladie des vers du cœur » est due à la présence dans le sang au niveau du cœur d’un à plusieurs dizaines de vers de 15 à 30 cm de long. 

Cette maladie est transmise par les moustiques. 

Autopsie du coeur d'un chien mort de trombose à cause des vers du coeur à la clinique véto de Sainte-Anne

En début d’infestation, la maladie est invisible. Puis une faible toux persistante, de la fatigue, un appétit diminué puis une perte de poids peuvent apparaitre. Dans les cas avancés, si elle n’est pas diagnostiquée à temps, la dirofilariose peut provoquer des symptômes respiratoires très graves, allant jusqu’à entrainer dans les cas extrêmes, la mort du chien. 

Holo, pris en charge par le COPA Guadeloupe, fortement infesté et traité depuis

La transmission de la maladie :

Une seule piqure suffit ! Le moustique pique un chien qui souffre de dirofilariose et s’infeste. Il devient alors porteur du parasite. Ce moustique infesté va alors piquer un autre chien. Si ce chien n’est pas protégé, il va lui transmettre la maladie. C’est ainsi que se transmet la maladie de chien en chien. 

La chaleur et l'humidité étant favorables à la prolifération des moustiques, la Guadeloupe est donc une zone à hauts risques.

 Diagnostic et Traitement:

Le diagnostic s’établit par examens sanguins, radio pulmonaire ou echocardiographie.

Goutte de sang au microscope de Hinata qui révèle la présence de vers

Le traitement contre les vers du cœur nécessite une double stratégie. Il faut : 

  • Tuer les filaires (ou vers adultes) par des injections intramusculaires douloureuses de Mélanasarmine, si l’état du chien le permet .
  • Tuer les microfilaires (larves) grâce à des médicaments de type lactones macrocycliques antiparasitaires, soit sous forme orale, soit en injection

Il s’agit d’un traitement couteux, douloureux, et qui peut être à risque, puisque la mort des parasites et des larves peut entraîner chez le chien une réaction de type défaillance cardiovasculaire.

Prévention :

Mieux vaut prévenir que guérir ! 

La prévention peut commencer dès l’âge de deux mois. On a 4 molécules (lactones macrocycliques) pour la prévention : l’ivermectine, la selamectine, la moxidectine et la milbémycine. Ces molécules doivent être administrées tous les mois et toute l’année dans les zones à risque comme l’outre-mer.